Lors de la conception de systèmes de ventilation efficaces, l'un des points clés est la définition des zones d'extraction et d'alimentation en air. Cela permet de créer un microclimat adéquat à l'intérieur du bâtiment, améliorant ainsi le confort de vie et la santé des occupants. Comment définir correctement chaque zone ?

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Où l’air de ventilation doit-il être fourni ?
On entend par air soufflé l'air extérieur qui est fourni à l'intérieur d'un bâtiment, aux pièces, aussi bien dans les maisons individuelles que dans les immeubles collectifs, ainsi que dans les bâtiments publics, les immeubles de bureaux, les halls industriels, etc. L'air est fourni à l'aide de systèmes de ventilation ou d'ouvertures d'alimentation spéciales.
La plupart des locaux doivent être ventilés. Bien que ce sujet soit souvent abordé dans le contexte des locaux d'habitation, il ne faut pas négliger les bureaux, les salles de conférence, les bâtiments publics, ainsi que les espaces communs, notamment les escaliers et les couloirs.
Comment définir les zones d'air soufflé et extrait ?
Pour le bon fonctionnement du système, l'essentiel est de bien positionner les zones d'alimentation et d'extraction. Cela détermine le renouvellement d'air et, par conséquent, l'efficacité du système. Lors de la conception, la personne chargée de l'agencement des éléments doit tenir compte de certains facteurs ayant un impact significatif sur le flux d'air. L'apport d'air extérieur est particulièrement important dans les pièces fréquentées par un grand nombre de personnes (comme les bureaux, ou, dans le cas d'une maison ou d'un appartement, par exemple, le salon).
Les zones d'extraction doivent toujours être situées dans des endroits particulièrement exposés à la pollution. Les locaux techniques en sont un exemple, mais les maisons ne sont pas exemptes de telles zones, où la pollution de l'air est plus importante dans la cuisine et la salle de bains.
Il est essentiel que l'air extrait ne se mélange pas à l'air des pièces d'habitation. Pour ce faire, il est nécessaire de déterminer le débit d'air de ventilation du bâtiment. La conception doit tenir compte du sens du flux, des zones propres vers les zones sales. C'est ce que l'on appelle le principe du gradient de pureté de l'air.
Lors de l'élaboration d'un schéma, il convient également de prendre en compte les différences de pression. Aux endroits où l'air extérieur est injecté, la pression doit toujours être légèrement supérieure. Cela permet d'éviter facilement la contamination des zones d'extraction.
Il arrive que l'installation d'une ventilation mécanique complémentaire soit nécessaire dans certaines situations. Elle est particulièrement indispensable dans les immeubles de grande hauteur, où la ventilation gravitaire est inefficace. Le système d'extraction utilise des ventilateurs spéciaux qui facilitent l'évacuation de l'air pollué vers l'extérieur lorsque le débit d'air extrait est trop faible.
La ventilation mécanique est également utilisée pour mieux contrôler l'alimentation et l'extraction dans les systèmes modernes, grâce notamment à des récupérateurs de chaleur. Le récupérateur de chaleur, également appelé échangeur de chaleur, récupère la chaleur de l'air évacué à l'extérieur. Cette chaleur permet de réchauffer le flux d'air soufflé, augmentant ainsi sa température. La récupération de chaleur permet ainsi d'améliorer l'efficacité énergétique de l'ensemble du système. Un débit adéquat nécessite également l'utilisation d'éléments tels que des bouches d'aération et d'autres éléments d'installation nécessaires à son bon fonctionnement.
La norme PN83/B-03430 et la nécessité de la quantité d'air fournie
La nécessité d'alimenter et d'évacuer l'air des locaux est réglementée par la loi. Conformément à la norme PN83/B-03430 « Ventilation des bâtiments d'habitation collectifs et d'utilité publique – Exigences », les dispositions de ce document font référence aux exigences relatives à la ventilation naturelle (gravitationnelle) et mécanique de chaque installation, afin de garantir le plus haut niveau de sécurité des personnes séjournant dans le bâtiment.
Les règles formulées régissent très précisément les questions liées à l'apport d'air frais et à l'évacuation de l'air vicié. La réglementation actuellement en vigueur stipule que la quantité minimale d'air fourni dépend principalement du type de pièce.
Les dispositions les plus restrictives s'appliquent aux cuisines. Selon le type de cuisinière utilisé, le débit d'air peut atteindre 70 m³/h pour les pièces équipées d'une cuisinière à gaz et 50 m³/h pour les pièces électriques. Pour les salles de bains et les toilettes séparées, les exigences sont tout aussi élevées, et le débit d'air doit être d'au moins 50 m³/h. Des exigences légèrement inférieures sont fixées pour les autres pièces. On suppose que dans les pièces d'habitation, c'est-à-dire celles où des personnes séjournent, le débit d'air dépend également du nombre de personnes et ne doit pas être inférieur à 20 m³/h par personne, si une ventilation gravitaire est utilisée. Un débit inférieur, 15 m³/h, peut être fourni aux pièces telles qu'une penderie ou un garde-manger, dépourvues de fenêtres donnant sur l'extérieur.